Les Éclisses


Narrations des lieux
& rencontres habitantes


par Lucie Mesuret
et Camille Boisaubert




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Urbanisme participatif & culturel



La collective Les Éclisses propose de déployer des démarches participatives dans le cadre de projets de transformation territoriale et de projets culturels.

Pour cela, nous travaillons avec les habitants et les usagers des lieux dans une dynamique de participation citoyenne.

Notre parti pris est de faire entrer en résonance les différentes voix du projet et de se saisir de la narration fictionnelle et non fictionnelle pour reporter, témoigner, communiquer sur la démarche et penser sa diffusion.

Éclisse, subst. fém.
Terme de lutherie qui désigne une partie de la caisse de résonance des instruments à cordes. L’éclisse est formée de planchettes reliant le fond (table inférieure) à la table supérieure ou table d’harmonie. Les éclisses sont ordinairement en érable.

Les éclisses définissent la forme de la caisse de résonance d’un instrument. Elles transmettent le son et rendent audible sa texture, sa couleur, son harmonie.
S’il n’y a pas de caisse de résonance derrière les cordes du violon, on n’entend rien.

Les Éclisses se placent dans un positionnement d’écoute active des voix des participants d’un projet, en vue de les faire résonner.

Notre approche


• Des méthodes itératives dans le processus de création collective ;
• Une qualité d’écoute qui permet de co-construire une méthode sur mesure et de l’adapter à la réalité du terrain ;
• Des dispositifs combinés selon le contexte, le terrain et le public rencontrés pour établir la stratégie participative la plus fructueuse.

Les éclisses sont communes à la caisse de résonance d’instruments variés : variabilité, adaptation, ouverture à la diversité.
Atelier de diagnostic partagé avec les locataires de la résidence. Concertation sur les espaces extérieurs de la résidence Lilas-Myosotis à Aubervilliers pour la RIVP, 2024.

Qui sommes nous ?






Lucie Mesuret
– Socio urbaniste et réalisatrice radiophonique

Diplômée en Urbanisme et Aménagement du territoire et en Esthétique et Philosophie de l’Art, le travail de Lucie Mesuret s’appuie sur la rencontre avec les publics dans le cadre de projets urbains et culturels.
Socio urbaniste spécialisée dans les techniques de démocratie participative au service des territoires et de leurs habitants, elle expérimente depuis 10 ans la participation des publics aux projets urbains dans le cadre  de concertations publiques, de diagnostics socio-urbains et d'Assistance à Maitrise d'Ouvrage et d’Usage.  

Son territoire d'action principale est le parc social, ayant travaillé deux ans en tant que Chargée de Développement Local au sein du bailleur social Paris Habitat dans le 20e, 12e et 18e arrondissements de Paris.  Elle est également consultante et formatrice pour les institutions publiques (collectivités territoriales, bailleurs, associations loi 1901) dans l’accompagnement de projets culturels, participatifs, visant la mobilisation et l’inclusion des publics, à travers différentes méthodes des sciences sociales (urbanisme, sociologie, anthropologie et philosophie urbaine).

En tant qu’artiste, elle réalise des documentaires radiophoniques (podcasts) et des BD documentaires sur la thématique de l'habiter, sur la valeur mnésique et mémorielle des espaces que l'on occupe et que l'on quitte. Enfin, dans le champ de l'écologie sonore, elle propose également des ateliers d’écoute active qui documentent la notion de qualité environnementale des espaces, et réalise des fieldrecordings, sous la forme de cartographie sonore sensible ou de performances musicales live.


Camille Boisaubert
– Designer social et artiste du livre

Après des études en arts visuels et en philosophie esthétique, Camille Boisaubert développe une approche de la concertation et de l’urbanisme participatif par les mediums plastiques. La création collective est envisagée comme un moyen privilégié de rencontrer les publics et d’adresser des questions d’usages des espaces, mais aussi de modes de vies.
Sa pratique du dessin, de la performance et de l’édition est au service de projets faisant commun. 

Elle est également la fondatrice d’une maison d’éditions de livres d’artistes, les murmurations, où l’intelligence collective est une dynamique centrale. Cette maison d’édition est un terrain d’expérimentation sur les marges de l’art et la définition même d’artiste, qui doit être entendu comme dépassant la catégorie socio-professionnelle.

Sa recherche autour du concept d’art l’a menée à organiser des expositions en tant que commissaire d’exposition, mais aussi comme scénographe. Dans cette dernière fonction, le rôle de médiation vers le public est central et la forme est une pédagogie.

La participation comme engagement


L’équipe des Éclisses déploie différents outils de terrain,
d’animation de temps participatifs et d’ateliers en intelligence collective à destination de publics spécifiques et sur certaines thématiques : de l’évolution ou de la transformation des lieux, sur la question environnementale, de genre, de l’écologie sonore, de l’habiter.

Une variété de méthodes à adapter…
• Observation participante,
• Enquête ethnographique, entretiens en face-à-face et en petit groupe pour ouvrir le dialogue, micros-trottoirs,
• Diagnostic socio-urbain, diagnostic territorial, diagnostic d’usages
• Ateliers d’intelligence collective (de l’information de projet à la co-construction),
• Diagnostic partagé, marches exploratoires, cartographie sensible et descriptive,
• Diagnostic en marchant de Gestion Urbaine et Sociale de Proximité (GUSP),
• Ateliers d’écoute active et d’analyse sensible du territoire,
• Ateliers participatifs avec le public jeunesse et intergénérationnel : dessin, réalisation radio, film, édition d’un livre ou d’une œuvre collective, etc..  
• Balades sonores,
• Conférence de consensus citoyenne

…à des territoires divers...
du Quartier Politique de la Ville au centre-bourg, du logement collectif social à la copropriété, du péri-urbain aux champs d’oliviers, de l’échelle du micro-quartier à la région transfrontalière, aussi bien en France qu’en Belgique, en Allemagne et en Italie.

…et à des publics variés
Perspective du public jeunesse, sénior, du public féminin dans l’espace,
Capacité d’adaptation de la méthode à tous les publics dans leur diversité (en termes de parcours, d’âge, genre, CSP, etc.) en prêtant une écoute particulière aux publics les plus invisibles des démarches participatives.

Atelier de cartographie participative avec les locataires de la résidence. Concertation sur les espaces extérieurs de la résidence Lilas-Myosotis à Aubervilliers pour la RIVP, 2024.
Cartographie participative. Concertation sur les espaces extérieurs de la résidence Lilas-Myosotis à Aubervilliers pour la RIVP, 2024.
Cartographie programmatique des sous-espaces et de leurs usages. Concertation sur les espaces extérieurs de la résidence Square des Roses à Aubervilliers pour la RIVP, 2025.

La narration comme restitution


Au cours d’une démarche participative, nous sommes convaincues de la nécessité de rendre public les supports et livrables du projet, sous une forme accessible, publique, artistique et ludique.
Ces livrables ont pour objectif d’informer en continu sur la démarche et mobiliser les habitants, ainsi que de restituer les résultats du projet. Les suppports sont adaptés aux besoins de la Maitrise d’Ouvrage et réalisés sur mesure, en mobilisant des médiums artistiques appropriés au projet. 
Le recours à une approche artistique fait partie de la méthode pour mobiliser les publics et les faire participer au processus créatif, en les fidélisant au projet.

Nous proposons de faire entrer en résonance les différentes voix du projet et de se saisir de médiums visuels et sonores pour informer, témoigner, communiquer sur le processus participatif d’un projet urbain ou culturel.

Ainsi, les formes narratives développées peuvent avoir plusieurs visées :
Informer : vulgarisation et acculturation de projet,
Témoigner : reportage de l’enquête ou de la démarche participative, comptes rendus illustrés des temps collectifs
Communiquer : représenter la valeur testimoniale d’une enquête ou d’une démarche participative, représenter la valeur paysagère d’un territoire, donner à voir et à entendre une archive du patrimoine immatériel des territoires à la fois diffusable et exploitable.

écriture - illustration documentaire -  bande dessinée -  dessin d’observation - création sonore - documentaire et fiction radio - cartographie sensible - data visualisation - modélisation 3D - édition imprimée - livre d’habitant - scénographie - installation - parcours et graphisme urbain - exposition - performance participative

Documentaire radiophonique Ceux qui restent sur la démolition et la disparition du quartier de logements sociaux du Rempart des Moines à Bruxelles. Accompagnement par l’Atelier de Création Sonore Radiophonique de Bruxelles et subventionné par le Fonds d’Aide à la Création Sonore de la Région Wallonie Bruxelles, 2025
Roman graphique (BD documentaire) réalisée dans le cadre de la concertation sur les espaces extérieurs de la résidence Lilas-Myosotis à Aubervilliers pour la RIVP, 2024.
Réception du roman graphique (BD documentaire) réalisée dans le cadre de la concertation sur les espaces extérieurs de la résidence Lilas-Myosotis à Aubervilliers pour la RIVP, 2024.
Roman graphique (BD documentaire) réalisée avec les résidents en hébergement d’urgence du site des Grands Voisins, pour l’association CapaCités, 2018.

Illustration
& bande-dessinée 

Qu’il s’agisse de rencontres, d’arpentages, d’enquêtes ou d’ateliers, l’illustration et la bande-dessinée sont des mediums de diffusion simples et efficaces. Le dessin permet une identification directe des participants et une reconnaissance des lieux représentés. L’ajout de discours rapportés dans le cas d’une bande-dessinée renforce l’identification et valorise la participation des acteurs du projet. 

Le principe de ce médium est de valoriser la parole et la représentativité des citoyens, mais aussi de témoigner des lieux qu’ils habitent, traversent ou découvrent. Les illustrations peuvent ainsi mêler dessin, représentation cartographique et croquis sur le vif, adopter un point de vue à hauteur d’œil, une perspective d’insecte ou un survol d’oiseau.

Par la représentativité citoyenne, le report de paroles brutes et la composition graphique de la bande dessinée, cet outil est souvent très apprécié et fidélise les participants au projet. Il est aisé à distribuer en main à la main et à diffuser sur internet.
Il permet de créer une continuité temporelle d’un projet se déroulant sur un temps long. En effet, cet outil peut prendre la forme d’une série, sous forme de revue dessinée avec plusieurs exemplaires, offrant la possibilité aux participants de suivre un projet, s’en informer et s’y identifier.

Dans le cadre d’un projet urbain, l’outil de la revue dessinée est particulièrement approprié puisqu’il permet de renseigner les habitants sur toutes les phases du projet, ainsi que faire apparaître leurs témoignages, avis et questionnements.


Roman graphique (BD documentaire) réalisée dans le cadre de la concertation sur les espaces extérieurs de la résidence Lilas-Myosotis à Aubervilliers pour la RIVP, 2024.
Illustration documentant une performance du poète Tancrède Rivière lors d’une lecture publique pour les éditions les murmurations, 2025.
Portrait d’Emmanuelle Becquemin pour les éditions les murmurations, 2026. 
Illustration présentant la librairie Vendredi (Paris IXe) pour le projet de sauvegarde de cette librairie centenaire et historique de la rue des Martyrs.
Etude documentaire, Camille Leherpeur, 2024.
Roman graphique (BD documentaire) réalisée dans le cadre d’une mission de communication participative pour l’Institut National de Recherche Agronomique, pour le domaine d’innovation « Agriculture et Alimentation en Ville » : - Collectif Vues d’Ici – INRA, 2018.

Création sonore

Documentaire radio & Podcast

Nous déployons une création sonore qui propose la narration des lieux vécus et perçus (documentaire sonore), à travers le recueil de témoignages marquants sur une situation liée à la thématique de l’habiter et de la transformation ou la disparition des lieux.

Nous proposons donc d’aborder l’analyse des lieux à travers l’écoute et la parole pour définir son identité territoriale.
La création sonore peut prendre la forme d’une série en épisodes, d’un documentaire radiophonique unitaire avec un axe choisi, de différents portraits d’habitants, du portrait d’un lieu ou d’un quartier etc. Elle peut également être accompagnée de portraits photographiques, qui mettront en valeur la création sonore.

Ateliers d’écoute active de l’environnement sonore d’un territoire

Il est possible d’aborder l’analyse paysagère et ses plans dans l’espace à travers l’œil mais aussi l’oreille. Il devient alors essentiel d’être à l’écoute des lieux et des récits de territoires : récits de passages, de ponts, de ruptures, paysages de seuils, de lisière et d’ouvertures.
La composante sensible est centrale et prévoit d’inclure des habitants comme participants à la démarche : c’est l’espace vécu et sensible du territoire écouté et perçu. Vivre ces espaces tous les jours, les écouter, les décrire en groupe ou en entretien, permet aux participants de s’ouvrir à une autre réalité sensible de leur territoire et de leur sujet dans l’espace habité. Cette composante vécue de l’espace sonore sera particulièrement riche à mobiliser dans cette démarche pour y associer une composante sensible qui est celle de l’habité.

Ces temps en balade en écoute active, puis en atelier participatif peuvent être l’occasion de réaliser une cartographie sensible ou une partition collective du paysage sonore, de reccueillir des témoignages sous forme de poésie sur le rapport sensible à l’espace sonore, et de réaliser des prises de son et des compositions musicales de paysages sonores (fieldrecording, soundscaping). 

Diffusion

La diffusion et la cible de ce medium seront pensés en accord avec la demande : il est possible de diffuser sur une plateforme d’écoute, avec les portraits photo associés pour chaque capsule, et de réaliser un flyer et un affichage avec QR Code pour renvoyer au projet, ou encore de réaliser une scénographie dans l’espace public ou dans une salle d’exposition, de performer un live musical des paysages sonores du lieu, d’associer le rendu à une cartographie sensible collective ou à une partition collective de l’environnement sonore etc. Différents scénarios peuvent être imaginés afin de déterminer la cible, la production et la diffusion du projet. Des plateaux radios peuvent aussi être associés au projet, afin de faire participer activement les habitants ou usagers au projet.
Réalisation du documentaire sonore “Ceux qui restent”, Lucie Mesuret, avec le soutien de l’Atelier de Création Sonore Radiophonique de Bruxelles et du Fonds d’Aide à la Création Radiophonique - Fédération Wallonie-Bruxelles.
Prise de son - fieldrecording par Lucie Mesuret, Pointe de Lervily, Bretagne, 2022.
Réception du roman graphique (BD documentaire) réalisée dans le cadre de la concertation sur les espaces extérieurs de la résidence Lilas-Myosotis à Aubervilliers pour la RIVP, 2024.
Sieste sonore de la création « Boscoddio ! » dans le cadre de l’exposition collective Imboscata à Empoli en Toscane, 2022.
Atelier sonore avec un public jeunesse (3-6 ans) autour du projet En sortant de l’école, 2021.

Livre d’habitant



Le livre est un objet culturel qui valorise symboliquement ses auteurs et son contenu. Cela en fait un médium de choix pour communiquer sur un projet.

Les Éclisses proposent de créer avec le public choisi un livre collectif, dans une démarche de co-conception autour des lieux et des espaces qu’ils habitent, des usages ou encore de leurs récits. Le sujet du livre est discuté avec la Maîtrise d’Ouvrage en fonction des thématiques à aborder. Par exemple, un Livre de recettes du quartier permet d’interroger les habitudes alimentaires et la présence de commerces de bouche sur le territoire ; un Guide de voyage du quartier donne
un panorama général du ressenti des habitants et usagers sur le(s) lieu(x), tout en informant sur les moyens de transport privilégiés et les liens avec les autres quartiers, communes, régions...

La méthodologie du Livre d’habitant est inspiré de la pratique du livre d’artiste, où la réflexion sur la forme du livre participe au design d’une expérience de lecture singulière et signifiante. Les ateliers permettant la conceptualisation et la production du livre comprennent la présentation du métier d’éditeur et plus largement des métiers du livre, la réflexion collégiale sur le contenu visé, la collecte et l’édition (choix) des matériaux (textes, images, documents, cartes, schémas, etc), leur séquençage et mise en page. L’impression (technique et volume) et la diffusion sont discutées en amont avec la Maîtrise d’Ouvrage.

En partenariat avec les murmurations :
Les murmurations est une maison d’édition de livres d’artiste, fondée par Camille Boisaubert en 2017. «Artiste» est à entendre ici au sens large : tout un chacun peut être artiste, c’est-à-dire mener à bien un projet artistique même ponctuellement. Les murmurations prêtent une attention particulière au devenir artistique d’activités qui n’y sont pas traditionnellement associées.

Odyssée, livre d’artiste de Laurent Derobert, les murmurations, 2022, avec le soutien de Mondes nouveaux, programme du ministère de la Culture et de la Villa Carmignac.
La chose publique, livre d’artiste de Camille Leherpeur (et alii), les murmurations, 2022, avec le soutien de la galerie Archiraar.
Mille millions de mezze, livre d’artiste du collectif Personne, les murmurations, 2020, avec le soutien du MuCEM (Marseille).
Ce livre de recettes collectées sur tout le pourtour méditerranéen rassemble des textes en dix-huit langues.

Installation et performance



Les Éclisses imaginent avec et pour les habitants des formes d’expression collective qui imprègnent les espaces quotidiens. Selon les contextes, il s’agit de l’installation et/ou de la performance.

L’installation vise à mettre en place dans un espace des éléments (visuels, plastiques, mais aussi sonores) qui forment une narration que chacun peut découvrir librement. Il peut s’agir de rendre compte par exemple d’une mémoire collective autour d’un lieu ou d’une réflexion commune sur un usage spécifique.
La performance est l’organisation d’une action dont la réalisation est porteuse de sens et de symbole.  La création et l’organisation d’une performance collective est un moment festif. Elle est le fruit d’un groupe volontaire et rend compte de l’état d’esprit de ce groupe. L’expression de cet état d’esprit peut-être porteur par son ethousiasme et ainsi communiquer plus largement les qualités du projet ; elle peut aussi rendre compte d’une nostalgie pour ce qui est perdu ou ce qui le sera par les transformations nécessaires. L’expression de cette nostalgie peut alors prendre la forme d’un rituel mémoriel permettant une meilleur acceptation par les habitants et usagers des transformations à venir. La performance devient alors un outil d’expérience collective et esthétique, afin d’affronter certains aspects relevant de la disparition des lieux qu’on habite ou de transformation territoriale.

Les deux pratiques peuvent être combinées dans une installation performative, comme Démolition Reconstruction. Les participant·es sont invité·es de station en station à réfléchir et expérimenter l’arrachement à un lieu d’habitation et/ou à un lieu qui leur est cher. L’installation évolue et s’enrichit de chaque participation.
“Le Foyer” dans Démolition Reconstruction, installation performative sur les départs forcés dans le logement social, présentée lors du festival Féministe Toi-Même (Bruxelles), 2025.
“Le Mausolée des départs forcés” dans Démolition Reconstruction, installation performative sur les départs forcés dans le logement social, présentée lors du festival Féministe Toi-Même (Bruxelles), 2025.
“Le Lac des Secrets” dans Démolition Reconstruction, installation performative sur les départs forcés dans le logement social, présentée lors du festival Féministe Toi-Même (Bruxelles), 2025. .
“Le Mur des Mémoires Froissées” dans Démolition Reconstruction, installation performative sur les départs forcés dans le logement social, présentée lors du festival Féministe Toi-Même (Bruxelles), 2025.

Graphisme urbain



Les ateliers d’expression participative peuvent être prolongés par un travail signalétique dans l’espace public. Il s’agit du marquage textuel et/ou graphique d’informations permettant d’orienter les usages. Ainsi les propositions programmatiques se matérialisent par de nouvelles dénominations spatiales, des cheminements, des parcours ludiques, des évocations poétiques ou même des préfigurations au sol de constructions futures. Visuellement, ces marquages vont de la ligne et autres formes géométriques à la fresque, en passant par le texte et le pictogramme.

Ce travail graphique peut être réalisé en atelier de co-conception avec les habitants. Ces ateliers peuvent viser le public jeunesse, un autre public spécifique ou un public large. Les ateliers de co-conception d’éléments graphiques, qui deviennent de fait des éléments ornementaux de l’espace de vie, sont des moments forts de valorisation et d’implication des habitants. L’accompagnement des Éclisses permet de faire vivre la volonté surréaliste et dadaïste, «tout le monde est artiste », et tout particulièrement quand un groupe unit ses visions et ses idées. Ainsi, nommer ses espaces de vie est un geste créateur fort pour l’esthétique de la vie quotidienne. La dénomination des espaces de vie permet un phénomène d’appropriation. Les ateliers de co-conception sensibilisent au dessin de lettres, au design chromatique et à la poétique des noms créateurs d’un imaginaire.

Les designs co-conçus peuvent ensuite être réalisés éventuellement en chantier participatif quand cela est bénéfique pour le projet.
Signalétique ludique réalisée à la suite de la concertation sur les espaces extérieurs au Square des Roses (Aubervilliers), avec Atelier Leherpeur. RIVP, 2025.
Signalétique ludique réalisée à la suite de la concertation sur les espaces extérieurs au Square des Roses (Aubervilliers), avec Atelier Leherpeur. RIVP, 2025. .
Signalétique ludique réalisée à la suite de la concertation sur les espaces extérieurs au Square des Roses (Aubervilliers), avec Atelier Leherpeur. RIVP, 2025.
Signalétique ludique réalisée à la suite de la concertation sur les espaces extérieurs au Square des Roses (Aubervilliers), avec Atelier Leherpeur. RIVP, 2025.

L’accompagnement comme impulsion



Nous proposons également des missions d’accompagnement et de conseil auprès des institutions publiques : collectivités territoriales, bailleurs sociaux et associations d’intérêt général. 

Notre savoir-faire repose sur la transmission des outils de mobilisation et médiation auprès des citoyens et en particulier des publics souvent invisibles des démarches participatives. Nous travaillons en interne avec les équipes des structures sur les problématiques suivantes : 

  • Comment mobiliser les publics autour d’un projet urbain, culturel ou autour d’un lieu ?
  • Comment ouvrir et réceptionner la parole des usagers autour d’un projet et la faire entrer en résonance avec les besoins de la Maitrise d’Ouvrage ?
  • Comment former les équipes en interne aux outils de l’enquête, de la mobilisation et de la communication autour d’un projet participatif ? 


Week-end festif organisé par les habitants du quartier au Shakirail. Projet de recherche-action, Curry Vavart, Anthropolinks, Fondation des Solidarités Urbaines, 2024-2025. Photo: Gilles Arbellot.
Installation dans le cadre de la démarche La Fabrique Citoyenne pour la Mairie de Montreuil –Mairie de Montreuil - Chaudronneries  -  AnthropoLinks